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Le langage bureaucratique ou le déni de responsabilité.

 

Jérusalem, 1961. Nous sommes au procès d’un homme, symbole du système nazi : Adolf Eichmann. Il est en train d’être jugé pour ses crimes et son rôle dans la déportation. Pourtant, il invoque le langage bureaucratique, celui mis en place par le système nazi pour faire passer des actes de barbarie pour des actions presque banales. D’une efficacité redoutable, ce langage permettait de compter les trains plutôt que les hommes qui s’entassaient à l’intérieur à destination d'une mort certaine.

Ce modèle de langage existe encore de nos jours : c’est celui auquel nous sommes confrontés dans nos démarches quotidiennes ou plus généralement dans nos contacts professionnels. Ce sont les formules toutes faites comme « nous n’avons pas le choix, c’est comme ça ». Ce sont les mêmes injonctions que nous utilisons pour venir expliquer notre incapacité à prendre une décision, reléguant la responsabilité à une strate supérieure ou une autre personne, voire à une fatalité diffuse. C’est un refuge derrière une structure impersonnelle qui soit-disant peut tout et surtout, ne peut rien.

Alors que faire devant ce qui ressemble étrangement à un déni de responsabilité ? Oui, il s’agit bien de moi dont nous parlons. Il s’agit de ma responsabilité personnelle dans le lien temporaire qui m’unit à mon interlocuteur dans son besoin présent. J’ai en effet le devoir d’y répondre favorablement ou défavorablement. Il y va du respect de l’autre comme j’aspire moi-même à être respecté. L’autre attend de moi qu’il puisse exprimer son besoin et que je l’entende.

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